Transmongolien

Deux jours et demi dans ce train mythique pour remonter à contre-sens du flot touristique cette incroyable voie ferrée. C’est en quelque sorte une métaphore de notre voyage. Un périple qui nous mène de l’extrême orient à notre vieille Europe entre colonisations de territoires sauvages et civilisations en plein développement. Parfois machine à voyager dans le temps, notre aventure nous a mené au Moyen-Âge, au temps des colonies et au XXIème siècle techno-capitaliste.
Le trans-mongolien est la branche sud du trans-sibérien. Cette ligne relie Moscou à Pékin en traversant la Mongolie tandis que la voix nord relie Moscou à Vladivostok. La séparation à lieu au niveau du lac Baïkal, près d’Irkoutsk, et c’est là que nous faisons escale. Mais revenons au trajet, je vous parlerais de la Sibérie plus tard !
En traversant la Chine, ils y a des immeubles, puis des immeubles et encore des immeubles. C’est difficile à imaginer mais même dans les « petites » villes de campagne, il y a des immeubles en construction. Tout le pays construit, c’est une lubie frénétique. Il y a aussi des déchets qui volent un peu partout dans les champs et se collent aux grillages lorsqu’il y en a.
La frontière mongole est assez longue à franchir. Quatre heures de pause/pose sont nécessaires pour changer les bogies des wagons car l’écartement des voies n’est pas le même. A propos de wagon, la cabine est assez agréable. La notre n’a que quatre couchettes et nous avons eu la chance de les avoir pour nous seuls les deux-tiers du trajet. Un wagon restaurant en queue de train nous à offert deux repas le premier jour mais plus ensuite (heureusement, nous avions fait des réserves).
Les paysages mongols sont saisissants ! Des plaines et de petites collines à perte de vue. Quelques herbes aux teintes dorées et aucun arbre. Steppes à perte de vue ! Puis quelques yourtes et des cavaliers galopant aux côtés du train… Malheureusement, il faudrait dix jours pour profiter de cette nature sauvage et allez voir le désert de Gobi. Nous n’avons fait que 30 minutes de pause à Oulan-Bator.
Au réveil, le troisième jour, stupeur et tremblement ! Le paysage a radicalement changé et nous découvrons un lac gelé et des arbres enneigés… Baïkal, nous voilà !

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